Dîner hier soir chez mes parents. Je mange bien, beaucoup et équilibré. Je me suis pesé : je suis déjà en dessous de mon objectif de poids (63.6 contre 64 fixé pour le marathon, comme lors de mon record à Ostia). Petit déjeuner avec nouilles chinoises, eau et pâte de fruit 5’ avant le départ. Je suis un peu gêné par le monde sur le premier kilomètre, mais assez peu finalement comme durant le reste de la course. Environ 1000 personnes au départ : du monde pour trouver des lièvres, mais pas trop pour ne pas perdre de temps dans les embouteillages... Le temps est idéal aussi (même si j’ai eu un peu chaud pendant une longue éclaircie et que le vent soufflait un peu sur la fin de la deuxième boucle). Le parcours agréable et roulant (sauf le franchissement des ponts et une ou deux épingles qui obligent à ralentir et relancer).
J’engage quand même bien, en ligne avec mon objectif de 4’30 au kilo. A la faveur de la descente du premier pont j’allonge encore la foulée. Je me sens bien sur ce rythme de 4’20, 4’30 dans les kilos plus difficiles et les ravitos. Je saute le premier. Je passe aux 7 sur les bases de 1h33. Ca me donne des ailes, mais je me calme sachant que la course est encore longue. Je boucle ma première boucle à l’aise. Mon genou qui tirait très légèrement sur les premiers mètres est oublié depuis longtemps. Je garde tranquillement le rythme jusqu’au 10 (je passe toujours sur les base de 1h33).
Là je commence vraiment à y croire. J’accélère un peu. A la limite. Je souffle avant l’avant dernier pont et repars de plus belle. Un deuxième ravito où je laisse filer mes lièvres. Et je relance malgré le vent. Je cours à largement plus de 14, je tiens bien. Je remonte même petit à petit sur mon deuxième lièvre (qui essaie de suivre le premier qui a fortement accéléré). Le dernier pont est difficile, mais le faux plat descendant me permet de récupérer mon souffle à plus de 14… Il ne reste plus que 4 kilomètres. Je m’accroche pendant 2 bornes, les deux dernières je suis limite au niveau du souffle mais j’ai encore pu accélérer un brin. J’ai rejoint mon second lièvre. Le lâche même dans les 300 derniers mètres sur un quasi sprint (j’ai du boucler le dernier kilo en 4’ max). Je finis donc bien. J’explose mon précédent record de 2’45. Je récupère dans l’après-midi avec une petite sieste. Toujours pas mal au genou.
Deux ombres au tableau. Margot est hyper déçue parce qu’elle n’a fait « que » 2h02’25. C’est vrai qu’elle s’était bien entraînée, mais elle a stressé (aussi à cause du changement d’heure de la nuit dernière et du temps à la pluie tout samedi) et n’a quasi pas dormi après une semaine difficile. Et malgré tout elle va nettement plus vite qu’aux 20km de Paris pour son premier semi. L’autre, c’est qu’avec un peu plus de confiance au départ (et que dire si j’avais eu une semaine de préparation en plus sans problème au genou !) j’aurais sans doute pu descendre sous les 1h30, c’est clair que je les avais dans les jambes aujourd’hui (d’autant que j’ai du perdre une dizaine de seconde à refaire mes lacets en début de course).
On verra la suite. Mais d’ors et déjà, tous ces efforts n’auront pas été vains. La certitude de pouvoir passer l’heure et demi sur semi et un nouveau record en poche.
Cette perf’ a aussi reboosté mon moral, surtout si mon genou veut bien supporter les lourdes charges de travail des 3 semaines qui viennent.
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