mercredi 21 mai 2008

Little Venice



Matilda, Merlin, Mea Culpa, China Bay, Eager Beaver. Autant de noms qui défilent sur les coques bleues, jaunes, vertes et même violettes des péniches de Little Venice. Ce midi, je suis parti pour une ballade tranquille, j’ai découvert un raccourci pour gagner les rives du canal et j’ai filé vers Little Venice, puis plus haut vers le nord-ouest.

Très vite de nombreuses péniches ornent les rives du canal. Les bateaux font une quinzaine de mètres de long, et, climat londonien oblige, sont couverts sur leur quasi-totalité par un plafond bas (sauf une d’entre elle, qui a un plafond plus haut que les autres et se prénomme « Heron »)

Plus loin sur le canal, le chemin se rétrécit à un ou deux mètres de large, les péniches sont font d’abord plus rares avant de disparaître tout à fait. Des arbres poussent, inclinés vers l’eau et forment comme un tunnel vert en bordure d’eau. Moment d’isolement au cœur de Londres. Le canal, assez large par endroit, est tellement calme qu’un canard que je double trace une magnifique onde en V sur une dizaine de mètre. Il tourne la tête et me regarde le doubler d’un air indifférent. Les coureurs sont aux canards de Regent Canal ce que les trains sont à nos vaches françaises.
Je voudrais continuer encore, remonter plus haut, plus loin, découvrir davantage les cotés poétiques et bucoliques de cette ville que j’habite depuis plus d’un an et que je connais si mal. Mais il est l’heure, il n’y a plus qu’à faire demi-tour et à retourner travailler pour encore une après-midi. Une de plus. Une de moins.

Aucun commentaire: